La douceur "Sodade" du Cap Vert
Dernière mise à jour : 8 janv.
Voyager, c’est pour moi une immersion lente, sac au dos, au rythme des transports locaux et des rencontres vraies. Récemment, mes pas m’ont menée vers un archipel de l’Atlantique où le temps semble avoir une autre texture : le Cap-Vert.
Mindelo : L'escale culturelle
Mon aventure a débuté à Mindelo, sur l’île de São Vicente. Dans cette ville vibrante, l'âme de Cesária Évora flotte encore à chaque coin de rue. Entre les façades colorées et les notes de musique qui s’échappent des cafés, j'ai pris le temps de m'imprégner de l'ambiance avant de rejoindre le port. Le lendemain, direction le ferry : São Antão m’appelait.
São Antão : La terre des sommets et du cœur
Si São Vicente est la culture, São Antão est la force brute de la nature. Sur cette île, j'ai délaissé le confort moderne pour privilégier les hébergements chez l'habitant et les sentiers de randonnée escarpés.
C’est ici que j’ai vécu l’un de mes plus beaux souvenirs de voyageuse. Après une longue journée de marche, arrivée dans un petit village de montagne niché dans la brume, les enfants de mes hôtes m'ont accueillie avec des éclats de rire. Sans un mot, ils m'ont pris par la main pour me guider à travers un labyrinthe de ruelles inaccessibles aux voitures. Leur destination ? Un bassin d’irrigation caché où tous les enfants du village se rejoignaient pour jouer. Ce moment de partage pur, loin de tout circuit touristique, reste gravé en moi.
Comprendre la "Sodade"
En reprenant le bateau pour quitter ces montagnes verdoyantes, une mélodie m'est revenue en tête. J’ai enfin compris le sens profond du mot "Sodade", si cher à Cesária Évora. Ce n'est pas seulement de la nostalgie ; c'est ce mélange de mélancolie, de gratitude et ce désir de revenir là où l’on a laissé un petit morceau de son cœur.




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